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Donner son corps à la science

Rembrandt don du corps a la science

Aujourd’hui, environ 2600 personnes donnent leur corps à la science chaque année. C’est à partir des années 60 que les universités ont commencé à faire appel à des donateurs volontaires. Il s’agit d’une démarche personnelle qui doit être prise par la personne de son vivant.

Comment donner son corps à la science ?

Il faut rédiger une déclaration sur papier, la dater, la signer et l’envoyer à la faculté de médecine de son choix. En retour de courrier, le futur donateur doit remplir une fiche de renseignement et une fiche de confirmation. Il doit les renvoyer avec une photocopie de sa carte d’identité et une enveloppe timbrée. L’établissement concerné lui envoie alors une carte de donateur qu’il doit conserver sur lui après l’avoir signée. Le donateur peut revenir sur sa décision. Il doit alors détruire sa carte et en informer l’établissement par écrit. Seul le donateur lui-même peut changer d’avis. Il arrive que les facultés de médecine et les établissements de santé refusent un corps : un accident de la route, un suicide, ou une maladie contagieuse peuvent constituer des causes de refus.

Attention : on ne peut pas être à la fois donneur d’organe et donner son corps à la science. De plus, donner son corps à la science est une démarche payante : le donateur doit financer la prise en charge de son corps par un centre de don.

Que devient le corps du donateur ?

Dans les 24 à 48 heures suivant le décès, le corps du donateur est transporté à la Faculté de médecine choisie par le défunt. La dépouille est ensuite prise en charge par une équipe de professionnels spécialisés dans les soins de conservation ; on injecte dans le corps une solution de conservation pour stopper la décomposition et préserver la plasticité des tissus. Le corps du donateur peut ainsi être conservé pendant plusieurs mois.

Placé ensuite dans un lieu de dépôt dédié, le corps est mis à la disposition pour l’enseignement ou la recherche. Il peut ainsi être acheminé dans une école de médecine ou il servira à former les étudiants, notamment de futurs chirurgiens ; ils vont répéter sur le corps des gestes qu’ils devront appliquer ensuite aux vivants. Outre l’amélioration des techniques d’opération, le corps peut également servir à étudier la génétique ou les maladies graves.

étudiants en medecine

A l’issue des travaux, les corps ne sont pas rendus aux familles ; ils sont incinérés. En principe, cette crémation est anonyme. Mais les cendres du donateur peuvent être rendues aux proches si le défunt l’a souhaité. Le délai entre le don du corps et l’incinération peut s’élever à plusieurs mois.

Et les familles du donateur ?

Donner son corps à la science est un acte personnel sur lequel les proches n’ont aucun droit de regard : la décision du donateur ne peut être annulée par un tiers. Cette situation peut être mal vécue par la famille ; l’absence de dépouille, de funérailles et de sépulture comme lieu de recueillement complique le travail de deuil. En Ile-de-France, les cendres des donateurs sont dispersées au cimetière parisien de Thiais. Une stèle en leur mémoire y a été élevée pour permettre aux proches de venir s’y recueillir. Depuis 2015, le crématorium du Père-Lachaise organise deux cérémonies par an pour offrir un accompagnement aux familles : elles se déroulent en janvier et en septembre.

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