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Crémation ou inhumation ?

Mourning Woman at Funeral with coffin

Crémation ou inhumation, voici les deux seuls moyens légaux de faire disparaître le corps après la mort en France. Mais quelles sont les différences et comment choisir entre l’inhumation et la crémation ?

Crémation ou inhumation : la différence

Choisir la crémation peut être particulièrement difficile à faire accepter aux proches. L’incinération n’est en général choisie que si la volonté du défunt a été clairement définie avant sa mort.
Chaque personne, selon ses croyances et son ressenti, possède un avis différent sur la question. Alors que certaines personnes sont effrayées par le feu, d’autres ont tout simplement peur de se retrouver sous terre.
Les membres d’une même famille peuvent avoir des avis différents sur la question. En aucun cas cela ne les empêche de se retrouver ensemble, soit sous la forme d’une tombe (inhumation), soit sous la forme d’une urne (crémation).
La crémation est choisie dans 32% des cas, on en compte aujourd’hui 167 000 par an.

Le facteur financier

L’un des arguments qui poussent de plus en plus de personnes à choisir l’inhumation se trouve dans les économies qu’elle représente. Il n’y a en effet pas de tombe à creuser, pas de fleurs à acheter ni de concession à payer régulièrement pour conserver la place au cimetière.
Mais au final, le prix de la crémation additionné au prix de la cérémonie funéraire et de l’urne revient quasiment au même que le prix d’une inhumation.
Pour faire simple, alors qu’une crémation revient en moyenne à 2500€, le prix d’une inhumation tourne autour de 3000€.
Il existe toutefois des organismes permettant de préparer ses obsèques en toute  sécurité et enlevant ainsi les contraintes administratives et financières aux proches.

Le facteur écologique

Il n’existe pas non plus de grandes différences entre la crémation et l’inhumation d’un point de vue écologique. Alors que l’inhumation implique une oxydoréduction lente, la crémation implique une oxydoréduction rapide.
L’effet du mode funéraire sur l’environnement agit plutôt au niveau du gaz consommé, bien plus important dans le cas d’une crémation.
A notre époque, où les énergies fossiles tendent à manquer de plus en plus, il est donc considéré que l’inhumation est meilleure pour l’environnement. Elle rejette en moyenne 10% de CO2 en moins que la crémation.

La liberté personnelle

Au final, plutôt que de choisir son mode funéraire en fonction de l’argent ou de l’environnement, mieux vaut le faire selon ses propres convictions. Il n’est pas rare, après le décès d’un proche, de s’interroger à titre personnel sur ses préférences.
Que vous souhaitiez être inhumé ou incinéré, mieux vaut en faire part dans vos dernières volontés afin de vous assurer que votre souhait sera exaucé.
D’ailleurs, les pouvoirs publics veillent aujourd’hui à cette liberté en prenant en compte les volontés de chacun.
La France a récemment vu son nombre de crématoriums augmenter de manière fulgurante dans le but de toujours respecter les volontés individuelles.
Des cimetières sont également régulièrement construits pour répondre aux nouvelles normes environnementales de plus en plus strictes. Ces normes permettent d’éviter de polluer les nappes et de construire des emplacements suffisants pour accueillir les défunts.
Aujourd’hui, chacun est libre de choisir entre l’inhumation et la crémation sans avoir à se justifier, c’est ce que l’on appelle la liberté de conscience.

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