Le don d’organes

Don organes

 

Le don d’organes consiste à prélever des organes ou des tissus sur un donneur volontaire non rémunéré afin de les transplanter chez un receveur malade. Depuis 1976, toute personne décédée est considérée comme un donneur potentiel au regard de la loi. Si l’on ne souhaite pas être donneur, on peut s’y opposer en s’inscrivant au Registre National des Refus. Ce registre doit être consulté par les médecins avant tout prélèvement.

Si une personne souhaite devenir donneur d’organes, elle doit en informer ses proches qui pourront communiquer ses dernières volontés aux équipes médicales lors du décès. Elle peut disposer d’une carte de donneur : certains organismes comme l’Agence de la biomédecine en proposent. En France, le don d’organes est anonyme et gratuit.

Don d’organes : que peut-on prélever ?

Le prélèvement d’organes s’effectue majoritairement sur des personnes décédées. Les équipes médicales procèdent à des tests afin de vérifier les antécédents médicaux du défunt et de détecter d’éventuelles maladies transmissibles, puis effectuent les prélèvements. A l’issue de cette opération, le corps du défunt est rendu à la famille. Les prélèvements post-mortem peuvent concerner le cœur, le foie, les reins, les poumons, le pancréas, du cartilage, la cornée, la peau…

Mais on peut aussi procéder à des prélèvements d’organes sur des personnes vivantes. Le donneur doit être volontaire et en bonne santé. Dans ce cas, les prélèvements concernent essentiellement le rein (principalement au sein d’une même famille ou pour le conjoint), la peau et des fragments osseux.

Don d’organes : la procédure

C’est l’Agence de la biomédecine qui gère la liste nationale des patients en attente de greffe. Elle attribue au receveur l’organe du donneur avant que celui-ci soit prélevé. A l’issue du prélèvement, l’organe (également appelé greffon) est conservé dans une glacière hermétique afin de préserver sa qualité ; il est transmis immédiatement à l’hôpital pour être transplanté sur le receveur. Entre le moment où l’organe est prélevé et le moment où il est greffé, il ne faut pas dépasser 3 à 4 heures pour un cœur, 12 heures pour un foie, 6 heures pour un poumon, 24 à 36 heures pour un rein.

L’aspect religieux

Christianisme, Islam, et Judaïsme sont favorables au don d’organes, le respect de la vie humaine étant primordial pour la plupart des grands courants religieux.

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Tombes végétalisées : les 2 Pivoines

À l’heure où les municipalités redonnent au végétal toute sa place dans les cimetières, deux jeunes femmes toulousaines vont plus loin et proposent une alternative à la pierre tombale.Anne et Nadine

Les 2 PIVOINES proposent la réalisation de tombes paysagères pour en faire un véritable petit jardin du souvenir. Plus besoin de plaques de marbre : il suffit d’un simple entourage dans lequel Anne et Nadine viendront installer une palette végétale adaptée à cet usage pour en limiter l’entretien. Leur mission est d’en faire un lieu de recueillement poétique, un jardin qui évoluera au fil des saisons ; le foisonnement coloré et diversifié des végétaux sera mis en valeur à l’attention des proches et des passants.

TOMBE Pivoine

Anne et Nadine tiennent à travailler main dans la main avec les familles en étant à leur écoute.  L’objectif est de faire ressortir la personnalité et les passions du défunt par l’apport d’objets, d’écrits, de photographies, de sons qui réchaufferont les cœurs de chacun au sein du jardin. Les deux pivoines ont déjà réalisé quelques petits jardins ayant suscité de nombreux témoignages. Proches ou simples passants  sont unanimes :  » C’est magnifique ! », « Doux », « Vivant »… »

Dans un lieu de recueillement, la présence de végétaux permet de mettre de la couleur et de suivre l’écriture d’une vie en mouvement en souvenir du défunt…

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Vitro-Souvenir : des plaques funéraires personnalisées

Logo Vitro souvenir

Le deuil est toujours une épreuve difficile à surmonter. Mais les articles du souvenir peuvent aider les familles à exprimer leur attachement au disparu. Les plaques funéraires constituent le support privilégié pour montrer cet attachement ; une plaque personnalisée permet de célébrer la mémoire du défunt dans toute son originalité et d’y inscrire les sentiments de ses proches.

Le site Vitro-Souvenir permet de personnaliser directement les plaques funéraires en offrant le choix du décor, du texte, des photos…

Plaque bleue Vitro souvenir

Il est possible de réaliser sa plaque sur le site en utilisant le simulateur de plaques. On peut également contacter directement les graphistes professionnels qui répondent à la demande dans la journée. Contrairement aux plaques synthétiques (plexi, altu…), les plaques funéraires Vitro-Souvenir sont confectionnées en verre feuilleté de sécurité, apportant qualité et esthétisme à la réalisation personnalisée.

Plaque jaune Vitro souvenir

 

La protection de l’image entre deux plaques de verre, la cuisson sous vide d’air et le film de protection garantissent une protection des couleurs dans le temps et empêchent les infiltrations d’humidité et de poussière. Les familles peuvent contacter les professionnels de Vitro Souvenir par mail ou directement par téléphone.

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Un métier méconnu : entomologiste forensique

ENTOMOLOGIE insecte

Egalement appelé entomologie médico-légale, l’entomologie forensique consiste à étudier les insectes présents sur les cadavres et leur rôle dans la décomposition des corps ; cette technique sert notamment à déterminer la date, le lieu et les circonstances du décès lorsqu’un crime a été commis. L’entomologiste travaille en relation avec la police scientifique et un institut médico-légal.

L’entomologiste face à différentes vagues d’insectes

Après un décès, il y a en général 5 étapes de décomposition : cadavre frais, putréfaction, fermentation, dessèchement et état de squelette. Les cadavres alors sont soumis à des changements physiques, biologiques et chimiques. Ces différentes étapes attirent des espèces d’insectes différentes qui utilisent le corps pour se nourrir et nourrir leur descendance. C’est l’objet d’étude de l’entomologiste. C’est le vétérinaire Jean-Pierre Mégnin qui pose les bases de la discipline à la fin du 19ème siècle. Dans son ouvrage « La faune des cadavres », il analyse huit vagues successives d’insectes ; baptisées « escouades ».

La première escouade d’insectes (mouches vertes et bleues) arrive quelques heures après la mort : elle va pondre dans les orifices naturels de l’organisme des larves qui deviendront les asticots qui vont se nourrir des tissus. La deuxième escouade (mouches à damiers) arrive au bout d’un mois et produit des larves qui réduiront les tissus en bouillie. La troisième escouade (coléoptères, lépidoptères) survient entre 3 à 9 mois après le décès, lorsque les graisses du corps commencent à rancir. La quatrième escouade (mouches du fromage) arrive entre les 4ème et 8ème  mois. La cinquième escouade (insectes coprophages) arrive environ un an après le décès : les insectes dévorent la chair desséchée. Les 6ème et 7ème escouades (acariens, arachnides puis coléoptères) arrivent entre un et trois ans après la mort et nettoient les dernières humeurs du cadavre et les restes (ligaments et tendons). La huitième et dernière escouade est composée d’insectes qui font disparaître tous les débris laissés par les escouades précédentes d’insectes : insectes morts, larves…

La succession des huit escouades d’insectes a été remise en cause par de nombreux spécialistes. En effet, la décomposition du corps dépend de plusieurs facteurs : les circonstances de la mort, la taille et le poids du corps, le climat, le lieu ou le corps a été entreposé (enterré, immergé ou à l’air libre)…

Le rôle de l’entomologiste forensique

Etre entomologiste forensique implique une parfaite connaissance de la biologie des insectes concernés et un matériel spécifique : matériel de protection et de photographie, papier adhésif « attrape-mouche », pinces, flacons, thermomètre… Car le développement des insectes dépend beaucoup des conditions du milieu dans lequel on les trouve.

Le travail de l’entomologiste consiste à alors à effectuer une série de prélèvements et à procéder à l’identification… des insectes retrouvés sur le corps. Par la suite, il doit déterminer si ces insectes sont en cours d’installation ou si plusieurs générations se sont déjà succédées. L’entomologiste doit également mesurer l’état du corps, la température, l’hygrométrie, les conditions climatiques et l’environnement local. Une fois combinées, toutes ces variables lui permettent d’établir une analyse afin de situer la date du décès. Il s’agit d’un véritable travail d’enquête : par exemple, si un cadavre froid est découvert sans insectes dans un lieu où ils sont pourtant présents, cela veut dire que le corps a été conservé dans un lieu isolé.

Même si l’entomologie médico-légale reste encore trés largement utilisée, des techniques plus précises sont en développement ; l’informatique ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour la réalisation d’expertises assistées par ordinateur.

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Les rites funéraires en Chine

CHINE enterrement

Comme dans de nombreux pays dans le monde, les funérailles en Chine constituent un rite traditionnel. Elles sont l’occasion d’organiser des banquets avec la famille et les amis. Traditionnellement en Chine, on  enterrait les morts. Mais aujourd’hui, le gouvernement encourage la population à les incinérer ; en ville, il est même interdit d’enterrer les morts en raison du manque de place.

Pour prévenir de la perte de la personne, les familles accrochent une lanterne, généralement blanche, à la porte d’entrée de la maison ; des banderoles rouges sont parfois accrochées sur les maisons avoisinantes afin de protéger les habitants des esprits qui viendraient s’y introduire et de la mort elle-même. En signe de deuil, la famille et les proches portent du blanc. Les fleurs et couronnes qui viennent orner l’habitation de la famille du défunt sont en papier. Le jour des obsèques, la famille et les amis forment un cortège qui accompagne le défunt (en général en musique) jusqu’au lieu du rite funéraire. En Chine, les croyances veulent qu’il y ait une vie après la mort : en mémoire du défunt, on brûle de faux billets, lingots d’or ou autres possessions afin que ces objets l’accompagnent et lui permettent de vivre dans l’au-delà. Après la crémation, on peut disperser les cendres ou les conserver. En Chine, le jour de la fête des morts se situe début avril (entre le 4 et le 6). Les familles se rendent au cimetière pour honorer la mémoire de leurs aïeux : on nettoie la tombe, on offre des aliments, un bouquet de fleurs et quelques objets qui plaisaient au défunt de son vivant, et on se recueille. Mais avril correspond aussi à l’arrivée du printemps ; les chinois ont donc pris l’habitude de planter des arbres à cette période.

Les funérailles célestes

Tradition Tibétaine, les funérailles célestes consistent à laisser le corps du défunt en haut d’une montagne : le corps est découpé et offert aux vautours. Le bouddhisme considère en effet le corps comme une enveloppe matérielle qui doit retourner à la nature.

Crémation contre traditions

Obéissant à leurs traditions Taoïstes et Confucéennes, les Chinois se font traditionnellement  enterrer dans des caveaux. Cet usage ancien s’oppose à la crémation. En effet, la destruction du corps entrainerait la destruction de la mémoire et du lien avec la famille. Mais ces croyances séculaires se heurtent aux impératifs du gouvernement chinois qui encourage la crémation en raison du manque d’espace dans les cimetières et de la forte augmentation du prix des caveaux. Dans la province de l’Anhui, située dans l’est de la Chine, l’interdiction des sépultures et l’instauration d’une crémation obligatoire ont poussé certaines personnes âgées à mettre fin à leurs jours avant l’entrée en vigueur de la loi afin de pouvoir être enterrées.

Sépultures chinoises en France

tombe chinoise

C’est la commune de Noyelles-sur-Mer dans la Somme qui abrite le plus grand cimetière chinois de France ; il abrite les sépultures des ouvriers chinois venus travailler en Europe pendant la première guerre mondiale pour le compte de l’armée britannique. Tous les ans, une centaine de représentants de la diaspora chinoise avec parfois l’ambassadeur de Chine en France viennent s’y recueillir début avril. En région parisienne, le carré chinois du cimetière de Thiais offre un vrai dépaysement ; il regroupe des tombes de Chinois en marbre noir richement décorées. Les pierres tombales rappellent les façades de maisons traditionnelles chinoises, avec leurs toits incurvés, et les lions de Bouddha. Pendant la fête des morts, les offrandes de fruits et les bouquets de fleurs viennent égayer l’endroit.

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Alcool : itinéraire d’un tueur

Alcool

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, l’alcool fait environ 3 millions de victimes par an dans le monde ; c’est plus que le SIDA, la tuberculose et la violence réunis. L’alcool est aussi l’une des drogues légales qui tue le plus en France ; selon l’Insee, il est responsable de 49 000 décès par an. Un tiers des victimes de l’alcool meurent de cancers, un quart de maladies cardio-vasculaires.

Comment l’alcool se diffuse-t-il dans l’organisme ?

Après ingestion, l’alcool passe dans l’estomac, puis dans l’intestin ; si le consommateur est à jeun, la diffusion de l’alcool dans le sang sera plus rapide. L’alcool se répand ensuite dans tout l’organisme : en effet, les molécules d’alcool ont la particularité d’être petites et de se dissoudre facilement dans l’eau et le gras, constituants du corps humain. L’alcool se diffuse alors dans ces tissus et parvient rapidement au foie, aux poumons et au cerveau, organes vitaux contenant beaucoup d’eau et ayant d’un important volume de sang pour fonctionner. 90% de l’alcool ingéré est éliminé par le foie ; le reste est évacué par les poumons (haleine), les reins (urine) et la peau (sueur). Mais la capacité du foie à éliminer l’alcool n’est pas illimitée ; un individu normal n’élimine que 0,15 g d’alcool par heure. De plus, rien ne peut accélérer le travail d’élimination du foie ; il faut compter entre 5 et 7 heures pour éliminer définitivement l’alcool de l’organisme.

L’alcool et ses conséquences

Outre les cancers (bouche, œsophage, intestin) et les maladies cardiovasculaires, une consommation régulière et excessive d’alcool peut entraîner une cirrhose : c’est la destruction progressive des cellules du foie qui ne fonctionne plus correctement. La cirrhose est une maladie chronique et irréversible. Après avoir été diagnostiquée, 40 à 80% des malades décèdent dans les 5 ans en l’absence d’une transplantation. L’alcool affectant les centres moteurs et sensoriels du cerveau, les troubles de motricité et de coordination qui en résultent peuvent provoquer des accidents graves. Les effets de l’alcool sur le cerveau se manifestent par des troubles cognitifs affectant la mémoire et par des troubles psychiques (anxiété, dépression) pouvant mener au suicide. Les troubles mentaux sont également au menu. Enfin, la consommation d’alcool entraîne une dilatation des vaisseaux sanguins ; elle entraîne une perte de chaleur et une diminution de la température du corps. Il est donc risqué de boire de l’alcool… pour se réchauffer.

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La basilique de Saint-Denis : une nécropole royale

BASILIQUE SAINT DENIS

Chef d’œuvre de l’art gothique, la basilique de Saint-Denis accueille dès le Vème siècle et jusqu’au XIXème les sépultures de 43 rois, 32 reines, 63 princes et princesses et 10 Grands du royaume. Dès le IVème siècle, un mausolée est élevé à l’emplacement de l’actuelle basilique. Une église y fut bâtie au Vème siècle et devient dans la foulée une nécropole royale. Le premier roi a y reposer est… une reine : Arégonde, reine des francs et bru de Clovis. Le roi Dagobert y fait transporter les reliques de Saint-Denis et sera lui-même inhumé à Saint-Denis au VIIème siècle. Même si jusqu’au Xe siècle, Saint-Denis a été en concurrence avec de nombreuses autres nécropoles, son rôle s’affirme peu à peu au fil des cérémonies qui s’y succèdent. Au XIIIème siècle, Saint-Louis officialise le statut de nécropole royale de la basilique. Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois et Bourbons y reposèrent jusqu’à la Révolution.

La Révolution

C’est en 1793 que les tombes de la basilique furent profanées. Sur ordre de la Convention, les tombes royales sont démontées, certaines d’entre elles détruites et les corps exhumés sont jetés dans une fosse commune. Parmi ces corps, ceux de François 1er, Henri IV ou Louis XIV.

La restauration de la basilique

Elle débute en 1806 et se poursuit sous la Restauration. Louis XVIII fait exhumer des fosses communes les restes de ses prédécesseurs et les fait entreposer dans la crypte de la basilique. Y sont également transférées les cendres de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Tout au long du XIXème siècle, Saint-Denis fit l’objet de nombreuses restaurations. En 1966, la basilique est élevée au rang de cathédrale.

Les gisants

Gisants Saint Denis

Commandés à l’origine par Saint Louis au XIIIème siècle, les gisants médiévaux sont conçus sur le modèle des statues-colonnes qui décorent les portails d’église. Ils figurent parmi les premières sculptures funéraires réalisées pour la basilique. A cette occasion, la réorganisation de la nécropole entraîna le transfert des restes de seize souverains, inhumés entre le VIIe et le XIIe siècle. Leurs ossements furent alors déposés dans des coffrets au-dessus desquels on installa seize gisants au visage idéalisé. Parmi eux, Catherine de Médicis, Bertrand du Guesclin, Louis X le Hutin… D’autres tombeaux vinrent s’y ajouter par la suite : Valois, Bourbons… En tout,  plus de soixante-dix gisants sont conservés à Saint-Denis dont certains proviennent d’églises détruites.

L’exposition

Jusqu’au 10 juin 2016, la basilique de Saint-Denis accueille l’exposition du styliste et artiste Lamyne M. « Les Grandes robes royales ». Inspirées des robes portées par les reines et princesses ensevelies dans la basilique, l’exposition présente des robes hautes de trois mètres. Elles sont composées des coupes, des tissus modernes et des plissés du monde entier. Ces robes sont un hommage à la beauté des princesses, à la grandeur des femmes, à Saint-Denis (ville d’adoption de l’artiste) et à ses 124 nationalités.

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Donner son corps à la science

Rembrandt don du corps a la science

Aujourd’hui, environ 2600 personnes donnent leur corps à la science chaque année. C’est à partir des années 60 que les universités ont commencé à faire appel à des donateurs volontaires. Il s’agit d’une démarche personnelle qui doit être prise par la personne de son vivant.

Comment donner son corps à la science ?

Il faut rédiger une déclaration sur papier, la dater, la signer et l’envoyer à la faculté de médecine de son choix. En retour de courrier, le futur donateur doit remplir une fiche de renseignement et une fiche de confirmation. Il doit les renvoyer avec une photocopie de sa carte d’identité et une enveloppe timbrée. L’établissement concerné lui envoie alors une carte de donateur qu’il doit conserver sur lui après l’avoir signée. Le donateur peut revenir sur sa décision. Il doit alors détruire sa carte et en informer l’établissement par écrit. Seul le donateur lui-même peut changer d’avis. Il arrive que les facultés de médecine et les établissements de santé refusent un corps : un accident de la route, un suicide, ou une maladie contagieuse peuvent constituer des causes de refus.

Attention : on ne peut pas être à la fois donneur d’organe et donner son corps à la science. De plus, donner son corps à la science est une démarche payante : le donateur doit financer la prise en charge de son corps par un centre de don.

Que devient le corps du donateur ?

Dans les 24 à 48 heures suivant le décès, le corps du donateur est transporté à la Faculté de médecine choisie par le défunt. La dépouille est ensuite prise en charge par une équipe de professionnels spécialisés dans les soins de conservation ; on injecte dans le corps une solution de conservation pour stopper la décomposition et préserver la plasticité des tissus. Le corps du donateur peut ainsi être conservé pendant plusieurs mois.

Placé ensuite dans un lieu de dépôt dédié, le corps est mis à la disposition pour l’enseignement ou la recherche. Il peut ainsi être acheminé dans une école de médecine ou il servira à former les étudiants, notamment de futurs chirurgiens ; ils vont répéter sur le corps des gestes qu’ils devront appliquer ensuite aux vivants. Outre l’amélioration des techniques d’opération, le corps peut également servir à étudier la génétique ou les maladies graves.

étudiants en medecine

A l’issue des travaux, les corps ne sont pas rendus aux familles ; ils sont incinérés. En principe, cette crémation est anonyme. Mais les cendres du donateur peuvent être rendues aux proches si le défunt l’a souhaité. Le délai entre le don du corps et l’incinération peut s’élever à plusieurs mois.

Et les familles du donateur ?

Donner son corps à la science est un acte personnel sur lequel les proches n’ont aucun droit de regard : la décision du donateur ne peut être annulée par un tiers. Cette situation peut être mal vécue par la famille ; l’absence de dépouille, de funérailles et de sépulture comme lieu de recueillement complique le travail de deuil. En Ile-de-France, les cendres des donateurs sont dispersées au cimetière parisien de Thiais. Une stèle en leur mémoire y a été élevée pour permettre aux proches de venir s’y recueillir. Depuis 2015, le crématorium du Père-Lachaise organise deux cérémonies par an pour offrir un accompagnement aux familles : elles se déroulent en janvier et en septembre.

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Le mystère de l’Expérience de Mort Imminente

Expérience de Mort Imminente

Qu’est ce qu’une Expérience de Mort Imminente ?

L’Expérience de Mort Imminente ou EMI désigne un ensemble de visions et de sensations affectant certaines personnes plongées dans le coma ou victimes d’un arrêt cardiaque.

Ceux ayant vécu cette expérience évoquent une sensation de flottement hors du corps, un sentiment de paix et de tranquillité, la vision d’un tunnel ou d’une lumière, voire une rencontre avec des proches décédés. Bon nombre de personnes ayant vécu cette expérience disent ne plus craindre la mort et manifestent leur intention de vivre pleinement. Les EMI sont mieux connues depuis le développement et l’amélioration des procédures de réanimation. On estime à plusieurs dizaines de millions les personnes ayant vécu une EMI à travers le monde.

Les études des chercheurs

Popularisées par les travaux du psychiatre Raymond Moody dans son ouvrage « La vie après la vie » publié en 1975, les Expériences de Mort Imminente (NDE en anglais) ont été étudiées par les scientifiques. Spécialisé dans les altérations de la conscience chez les patients victimes de graves lésions du cerveau, le neurologue belge Steven Laureys mène depuis 2012 avec son équipe une étude sur les visions liées à l’EMI. Les personnes ayant vécu une EMI ont été invitées à témoigner de leur expérience auprès des chercheurs. Certaines constantes ont émergé (tunnel, lumière blanche, chaleur, apesanteur, bien-être). Pour les expliquer, les chercheurs évoquent  le manque d’oxygène qui survient par exemple lors d’un arrêt cardiaque ; il affecterait certaines régions spécifiques du cerveau qui produirait alors ces visions et la sensation de sortie du corps. L’EMI serait donc le produit d’un cerveau endommagé.

Reste que de nombreuses personnes ayant vécu cette expérience disent avoir suivi les discussions et les actes qui se déroulaient autour d’eux ; certains ont même rapportés des propos tenus alors qu’ils étaient censés être inconscients. Pour la plupart, l’Expérience de Mort Imminente reste une expérience intense au niveau cognitif, émotif et mémoriel…en l’absence de toute activité cérébrale constatée. Le mystère demeure.

 

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L’exposition Body Worlds à Amsterdam

Body Worlds saxo

Si vous faites un petit tour à Amsterdam cet été 2016, vous tomberez peut-être sur le musée Body Worlds : l’exposition controversée de Gunther Von Hagens a déjà attirée plus de 40 millions de visiteurs dans le monde et a posé ses valises pour devenir une exposition permanente.

Qu’est ce que Body Worlds ?

C’est une exposition de cadavres humains qui ont fait l’objet d’un traitement particulier : la plastination. C’est l’anatomiste Allemand Gunther Von Hagens qui est à l’origine du procédé. La plastination est une technique consistant à préserver les tissus biologiques en remplaçant les différents liquides organiques par du silicone ou de la résine époxy. L’objectif est de présenter au public de vrais corps et organes humains parfaitement conservés, dans un but scientifique et pédagogique.

A travers différentes poses de la vie courante, ces corps plastifiés montrent l’agencement des organes comme le système nerveux ou le système respiratoire. On peut également y voir la différence entre des organes saints et des organes malades. Le but affiché par l’exposition est également artistique : il s’agit de montrer la beauté du corps humain.

Body Worlds foot

Body Worlds : la polémique

En 2009, l’exposition « Our body », basée sur le même principe, avait été présentée à Lyon et Marseille avant d’être interdite en France en 2010. La Cour de Cassation avait jugé que l’exhibition de cadavres humains à des fins commerciales était indécente et, de facto, illégale. De plus, l’origine des cadavres exposés dans Body worlds était également sujette à controverse ; deux associations avaient porté plainte, soupçonnant un trafic de cadavres de condamnés à mort chinois.

Gunther Von Hagens avait à nouveau défrayé la chronique en 2010 en proposant à la vente sur internet des cadavres humains plastinés (dont seuls les scientifiques et les experts médicaux pouvaient se porter acquéreurs). Pour sa défense, l’anatomiste a fait valoir que Body Worlds est la seule exposition basée sur un programme de donateurs.

Body Worlds : the hapiness project

Malgré cela, le succès du concept ne se dément pas : Body worlds a été présentée dans le monde entier. Aujourd’hui, l’exposition d’Amsterdam propose plus de 200 corps ; elle présente au visiteur l’histoire du corps humain et aborde l’influence du bonheur sur notre santé et notre âme. La présentation est interactive. Attention, l’exposition est en anglais et en néerlandais….

BODY WORLDS: The Happiness Project

Damrak 66

1012 LM Amsterdam

(0)900 84 11 (45cpm)

amsterdam@bodyworlds.nl

www.bodyworlds.nl

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